Les jouets détruisent la créativité des enfants.

Enfant, je n’avais pas grand chose

Enfant, je n’avais pas grand chose et  mon jeu préféré, c’était de très loin les légos. J’en avais un modeste petit sac, que j’adorais déverser sur une couverture dans le salon et je passais ma journée au milieu de ce chaos à construire, déconstruire, construire, déconstruire en quête de la construction “parfaite” et en espérant, ne jamais l’atteindre. ce jeu me passionnait au delà de l’imaginable.

ce que j’adorais faire, c’était mélanger mes Legos de science fiction avec des Legos plus traditionnel. Ainsi, je construisais des maisons magiques, articulées, le toit s’ouvrait pour laisser atterrir des vaisseaux spatiaux, les murs, pivotait sur eux même pour faire entrer des camions exubérants, de l’extérieur elle semblait une maison ordinaire, mais en réalité c’était une véritable base spatiale, l’univers entier était connecté à elle…En secret.

J’étais capable d’y rester la journée entière à oublier de boire et manger et lorsque je me relevais, mes jambes , mes genoux en était endoloris et parfois mes pieds pétillaient d’électricité, tout engourdit, avec la circulation du sang qui reprenait.

Aujourd’hui encore, je suis capable d’oublier le monde et maigrir à vue d’œil lorsque je suis sur un travail, je me dissous.

Domino cascade.

Un jour d’abandon devant la télévision, j’étais tombé sur une publicité pour les Dominos cascades !

Je ne demandais jamais rien à ma mère, je nous savais sans moyen, mais ce jeu là, me rendais fou et j’avais supplié ma mère de me l’offrir pour mon anniversaire et ma mère n’ayant pas le sous, s’était confiée à ce sujet à son kinésithérapeute en charge de l’aider à supporter les tensions de son cou d’oiseau abimé. L’homme avait alors proposé à ma mère de lui faire des séances gratuites pour qu’elle puisse me l’offrir, oui, il y avait parfois dans ma vie de belles étincelles de lumière.

Je me retrouvais donc avec mon domino cascade,  avec tout un tas de chaos à ordonner et détruire et il y avait même un petit robot, une sorte d’automate à ressort qu’il fallait remonter et laisser partir sur le premier domino pour faire démarrer le spectacle de l’effondrement. Mais je ne l’ai utilisé qu’une seule fois et ne l’ai pas du tout trouvé amusant, je préfère toujours faire moi même le travail. Le pauvre robot fut vite autopsié pour en comprendre les secrets, un automate à ressort de tension, rien d’extraordinaire et il finit son existence, en pièce détachées dans ma boite à bidule et machin.

Je me fiche des choses, ce qui m’intéresse c’est le secret des choses.

J’avais peu de jouet en main pour me voler mon attention et l’univers autours de moi devenait alors le lieu ou je devais trouver de quoi occuper mon esprit et cet univers était grand et vaste et quand je mesurais l’immensité des choses à découvrir autours de moi, je devenais incroyablement curieux et ça, je le dois au fait que je n’avais pas de jouet renouvelé régulièrement et qui captait mon attention sur des choses en réalité, fort futiles.

Ma pauvre mère en faisait les frais, le moindre objet que je trouvais avec un air un peu abandonné, je l’éventrais pour en comprendre les mystères. Tout était une proie potentiel pour moi. Une lampe néon ? j’en cassais un pour trouver une poudre étrange. Je m’électrocutais sur base régulière, je faillis provoquer quelques incendies, je compris dans ma chair ce qu’était un accumulateur en démontant un flash d’appareil photo et en touchant les deux pôle de l’accumulateur… J’immergeais une pile bouton dans un verre et j’y plongeais une petit câble électrique reliée à un transformateur de train avec un variateur, pour venir la toucher et ça créait une colonne de bulle qui remontait à la surface et je compris bien plus tard, que c’était carrément de l’hydrogène et je n’ai jamais compris comment j’avais eu l’idée de faire ça, d’où ça me venait ? Mettre une pile dans l’eau ? je n’avais ni internet, ni livre, rien. comment était ce possible ? j’ai toujours fais des choses qui me dépassait moi même, sans même comprendre pourquoi, mais le résultat était bien là.

mais j’étais surtout une catastrophe, je parvins un jour à transformer le sèche cheveux de ma mère pour quelques secondes en un magnifique lance flamme pour une spectaculaire seconde et je découvrais par la même occasion l’odeur particulièrement désagréable du poil humain brulé.

et lorsque ma mère rentra  solennellement dans ma chambre pour me regarder avec un œil accusateur en brandissant la dépouille noircie de ce qui restait du sèche cheveux, je fis semblant de ne pas comprendre et de guerre las, elle fit semblant de me croire.

Un autre jour, ma mère trouva la carcasse de la machine à laver complètement éventrée dans la cave. Toutes les entrailles et viscères de la machine étaient éparpillés dans la cave, on aurait dit qu’un animal sauvage avait dévoré la pauvre chose et abandonner derrière lui les restes.

J’aimais particulièrement les moteurs et les baffles, ça contenait des aimants, je trouvais ces choses d’une magie incroyable. Qu’est ce que ça me fascinait.

Je rêvais d’avoir ma petite voiture téléguidée et à l’époque même une toute simple reliée par un fil électrique m’aurait rendu fou de joie, mais nous n’avions pas le loisir de pouvoir nous offrir ce genre de fantaisie.  Je trouvais un petit moteur électrique dans l’autopsie d’un petit ventilateur de poche et je remarquais que lorsque j’utilisais une pile cigarette pour activer le moteur et que je changeais le sens de la pile, le moteur tournait soit dans une sens, soit dans l’autre, j’avais donc là, une marche avant et une marche arrière et je pensais alors à mes legos et me disais que si la tête du moteur était posée sur une des roues , la voiture se déplacerait au moins vers l’avant et l’arrière.

Malheureusement, la faire tourner était un problème fort insoluble, mais je trouvais une solution tout à fait subtil.

j’avais dans ma petit voiture lego, fixé les deux roues avant sur un axe horizontal qui pivotait sur lui même et était limité dans ses angles de chaque coté avec une amplitude différente !

Ainsi, lorsque je partais en marche arrière, les roues avant tournait spontanément vers la droite avec une limite d’angle et lorsque je tournais la pile, la voiture partait en marche avant et les roues tournait vers la gauche avec une autre limite d’angle légèrement différente et ces différences d’amplitudes permettaient d’amener la voiture à destination avec une sorte de jeu de zigzag avant arrière.

Quelle bonheur de la voir atteindre son but, une fois ce secret là percé, je jetais l’animal mort sur le coté et décidait de trouver une proie plus alléchante et la chose qui me fascinait le plus, la machine la plus mystérieuse de la maison, c’était de loin, la télévision.

il me fallait à tout prix comprendre, j’inspectais l’écran de prés, avec une loupe et trouvais des sorte de cristaux alignés vert rouge et bleu, mais où était le jaune ? Comment ?

je ne voulais pas abimer la télévision de ma mère, elle était trop petite dans ces éternelles 10 ans pour que je lui enlève ses contes de fée.

Mais par un belle après midi d’été, dans la rue, je trouvais un énorme téléviseur abandonné sur les poubelles et me voilà, du haut de mes neuf ans, tout chétif, petit oiseau en train de trimbaler ce téléviseur plus lourd et gros que lui en chancelant sur plus de cinq cent mètres et je peux vous dire que la cage d’escalier jusque dans ma chambre, a prit soin dans un moment de déséquilibre de bien me broyer la main droite contre le mur…mais je ne fis même pas attention à la douleur, ma curiosité était trop forte. j’étais fou d’impatience de découvrir tous les secrets que renfermait ce lourd coffre aux trésors.

Je me retrouvais au milieu de ma chambre à genoux, avec le nez dans le dos écorché de la bête en train d’inspecter ses organes avec ma main encore endolorie et qui avait bien du mal à dévisser toutes ces bizarreries.

Je n’ai pas compris grand chose, mais j’avais compris le principal, à l’intérieur d’elle, il y avait un canon, oui un canon à électron. Un canon était donc dirigé sur l’esprit des hommes, il y avait donc une guerre…

j’ai passé mon enfance à construire mes jouets, mes jeux, mes voitures avec ce que je trouvais dans la vie.

je me souviens d’un ami qui avait carrément une “salle de jeu” avec tous ces jouets, c’était incroyable ! Il avait tout et moi j’avais si peu, je l’enviais de sa petite salle, sans réaliser que moi, je possédais l’univers et l’infini.

je suis aujourd’hui autodidacte dans tant de domaines, je suis sans arrêt en train de créer et j’ai une imagination infini et ça je le dois en grande partie au fait, que je n’avais rien, je n’avais rien et grâce à ça, aujourd’hui, je possède tout.

Si vous plait, minimisé les jouets que vous donnez à vos enfants.

les seules véritables cadeaux que vous pouvez leur faire, c’est votre présence totale, tournée vers eux,  l’esprit libre et disponible, du temps de qualité.

Le plus beau cadeau que vous pouvez donner à un enfant : C’est vous.

Published
Categorized as cogito

Moi adolescent et le Sport.

Mon corps cette tragédie.

Dans mon adolescence, mon corps était une tragédie. J’étais une sorte de sauterelle montée sur deux échasses instables d’un mètre quatre vingt sept et cinquante trois kilos avec une voix d’accordéon rouillé, mes bras  étaient des sortes de tentacules dont les extrémités semblaient se perdre dans l’infini. Comme je ne mangeais pas de viande, ma musculature imperceptible était suffisante pour à peine tenir mes os ensembles et cet assemblage fragile et cocasse me permettait juste de transporter ma petite tête pleine de cosmos.  Mon professeur de gymnastique lui, me voyait comme une sorte de grand pantin démantibuler qu’il fallait essayer de faire bouger de manière plus ou moins réaliste.

L’apéritif des humiliations : éliminer d’entrée de jeu.

Avant tout match, l’humiliante création des équipes.

Vous aviez d’un coté, deux enfants désignés comme sélectionneurs pour composer l’équipe et en face tout un tas d’enfants qui attendaient d’être accepté le plus vite possible et dans ma naïveté légendaire, j’étais toujours avec une sorte d’espoir absurde à imaginer qu’on me choisirait à un moment, oui, me choisir, pas me subir…Parce qu’on ne m’a jamais choisit, j’étais toujours ce qui restait : Un non choix.

Le Football.

Comment dans un espace temps limité, dans un univers infini constellé d’étoiles et que l’on observe avec un outil dont on ignore tout, à savoir notre propre esprit. Comment, j’écris bien “Comment”, peut on mettre en priorité dans son éphémère existence de pousser à l’aide de ses pieds une sphère molle d’un point A à un point B ? Et le plus ahurissant, c’est que certains y passaient même la journée et finissaient même par en faire un métier abondamment rétribué en menue monnaie sonnante et trébuchante, en moult créatures lascives, villas avec piscines et autres vanités de cet acabit et chose encore plus étrange pour moi, ces experts du poussage de sphères molles étaient sans cesse photographiés sur la partie supérieur du corps !  J’aurais peut être trouvé plus de sens si on avait photographié leurs jambes et leurs pieds, mais là…Qu’est ce qu’il y avait de si important à photographier ?

Tout cela, m’était d’une insondable incompréhension.

Moi grand footballeur : Mon Coup d’éclat !

Lors d’une partie de football auquel je n’avais pas pu trouver une échappatoire et ou j’avais tout de même trouver le moyen de me poster à la défense ( là où j’évitais le plus possible de me retrouver avec la sphère molle entre mes pattes incompétentes). Un des joueurs de l’équipe adverse eu l’idée saugrenue depuis le centre du terrain de “dégager” la balle vers le cube que j’étais censé protéger . Il fit donc décoller la balle directement vers le ciel et moi, comme toujours, bien connecté à la réalité et a ce qu’on est censé y faire, j’avais la bouche ouverte et je m’extasiais devant la beauté de l’hyperbole que la trajectoire de la balle dessinait dans l’espace, puis, je pris conscience que sa trajectoire finissait sur un problème : Moi…. et je pensais alors : “Ha.”

Oui, je sais, c’est fou, vous vous dites que j’aurais pu penser “Ho”, mais j’avais pensé “Ha.”

Mon cerveau bien entendu, comme d’habitude, dans ce genre de situation trouve utile de déconnecter le néocortex pour passer uniquement en limbique,  comme ça, les probabilités que tout débouche sur une situation ridicule est à peu près certaine.

Mon brillantissime cerveau estima alors qu’entamer une figure de style appelée  “tête” semblait le plus adapté à la situation et il me fit faire une sorte de bond de grenouille raide d’à peu près trois plantureux centimètres de hauteur, la tête penchée vers l’avant et j’atterrissais sur le sol tout intrigué de n’avoir ressenti aucun impact, ce qui était fort logique, puisque la sphère molle était encore située à deux mètres en l’air devant moi.

Oui, deux mètres, mon cerveau etait d’une précision éblouissante, si j’étais tireur d’élite, à ma première mission on me retrouverait mort, de MA balle, dans MA tête et tout ce qu’il y aurait à espérer de ce spectacle lamentable, c’est que ça passe pour un suicide.

En attendant, la sphère elle, toute remplie de ses précisions gravitationnelles continuait son funeste projet et rebondit donc sur le sol juste à mes pieds et moi toujours aussi raide et le visage penché vers l’avant, je vis la balle venir s’écraser en gros plan sur mon visage dans un retentissant claquement de caoutchouc, je ne me souviens pas par où elle est partie ensuite, mais, avant l’impacte, j’ai cru l’espace d’un instant l’avoir vu esquisser un sourire vengeur et je crois savoir pourquoi, je pense que la sphère m’en voulait de l’avoir trouvée molle et elle avait raison, elle était plutôt rigide.

Il me semble qu’après cette mise au point entre la sphère rigide et moi, l’univers entier s’est arrêté un instant et tout s’est mis a regarder dans la direction de ma grosse fraise écarlate, j’avais l’air d’un chat ébouriffé qui vient de prendre un coup de spray remplit d’eau. Puis, tout, absolument tout autours de moi, éclata de rire !

Ma carrière de footballeur était compromise.

 

Gymnastique : Moi grand athlète et Mon Bouquet final !

Soyons sérieux, comment peut on demander à une sorte de poulpe mélanger à un phasme de faire un simple cumulet sans paraitre grotesque ? Comment vous faites faire une roue élégante à ça ?

La roue était de loin, la figure que j’arborais le plus, c’est vrai que de l’extérieur cette figure semble simplissime, mais il m’a toujours été impossible de parvenir à quelque chose de digne et lors d’un examen, il nous fallait faire un circuit sur les engins et terminer par une roue devant le professeur : Le bouquet final !

Donc lors de mon tours, ou devrais je dire, mon numéro de cirque, j’ai  lancé mon corps désordonné parmi tous ces engins de torture comme je pouvais, accompagné de toutes sortes de grincement curieux métalliques et boisés, de quelques “Couics” et plusieurs  “Bocs”, pour finir par atterrir, par je ne sais quel miracle en entier dans un sordide couinement de plancher devant le professeur, tout impatient d’exécuter devant ses yeux ébahis :  Roulement de tambour, coup de cymbale “: La roue !” ou en ce qui me concerne “La bzkhlllplof !”

Alors que je vous explique, disons que j’avais abandonné tout espoir depuis fort longtemps d’établir une connexion cohérente entre mon corps et ma tête et ma stratégie définitive, était de m’en remettre exclusivement au hasard.

Donc, face à ce genre de situation, ma technique était simple, je fermais les yeux et je jetais mon squelette désarticulé vers l’avant, comme on jette des dès et j’espérais qu’à l’arrivée, il se serait passé quelque chose de chanceux.

Je jetais donc mes dès et à la fin du jet,  les yeux du professeur qui dégoulinait de toute part de ses lunettes me firent comprendre que le résultat obtenu n’était pas du tout celui attendu, les dés devaient probablement défiés les lois de la gravité et s’être arrêtés sur leurs tranches ou s’être transformés en deux perruches qui jouent du banjo, en tout cas quelque chose qui défie les probabilités et les lois de l’univers venait de toute évidence de se produire.

J’ignore ce qui s’est passé, puisque j’avais les yeux fermés, je me souviens d’un grand “BOUM” suivit d’une douleur sourde en un lieu que je préfère éviter de nommer ici et tout ce que je savais, c’est qu’il me fallait vite chercher un petit coin d’ombre ou disparaitre pour l’éternité en attendant que l’orage d’hilarité général passe.

Ma carrière de gymnase était compromise.

Le Basket-Ball.

Alors, de tous les sports celui où je m’en sortais le mieux, c’était bien le basket-ball, j’étais le meilleur !

Oui bon, j’y jouais toujours seul c’est vrai, du coup c’est un peu plus facile d’être le meilleur.

Oui bon, dire que je m’en sortais, c’est vraiment pour me donner un peu d’espoir, parce que lors d’un match terrible contre moi même, je suis tout de même parvenu à me casser le petit doigt de la main gauche.

J’ignore si ce genre d’événement est normal et avec le recul, j’essaie de reproduire le souvenir en simplifiant l’expérience histoire de vérifier si les lois de l’absurdité n’ont pas été transgressée encore une fois

Simplifions : C’est exactement comme si on m’avait mis dans une pièce vide avec une sphère rigide dans les mains, que l’on avait fermé la porte un instant et lorsqu’on rouvre la porte, on me retrouve dans un coin en train de pleurnicher le doigt cassé et la sphère dans l’autre coin qui a l’air elle même, de ne rien comprendre de ce qui vient de se produire.

Oui bon, nous avons raison, fermons définitivement la porte sur cette scène et oublions le Basket-ball.

 

Le volley-Ball.

Le service.

Le service : Vous aviez d’un coté, les mâles alphas avec leurs services professionnels, tout en muscle et en souplesse qui jetaient la balle verticalement devant eux, pour d’un bond fauve et céleste, rejoindre la sphère tournoyante au ralentis dans les airs et dans une élégance folle, il frappait sur la balle d’un son net et précis pour l’envoyer dans une trajectoire pleine de confiance là où la mort de l’adversaire régnait déjà.

et puis…vous aviez : Moi et mes services toujours en cuillère.

Oui oui, cuillère, parfaitement, Je suis toujours rester à la cuillère, je n’ai jamais pu accéder à la fourchette.

La cuillère, juste le mot, dites moi où, où dans le mot cuillère, on trouve quelque chose qui évoque un peu de dignité ?

Et je m’excuse pour les cuillères,  je les aimes beaucoup, mais tout de même, allez appeler un noble lion cuillère ?! Ou un prince ? Le prince cuillère ?  j’y suis pour rien moi, si ce mot ridiculise tout ce qu’il approche et si j’ai offusqué une cuillère, qu’elle voit ça avec ses parents, parce que toute évidence, c’était d’obscures sadiques.

Donc, quand moi je tentais un ersatz de “service”, en cuillère donc, avec mes bras puissants de sauterelle et à propos de mes bras de sauterelle, je dois faire un détour par la manchette avant de revenir vous parler de mes légendaires “services”, histoire que vous mesuriez mieux la puissance de l’animale sauvage que j’étais.

La manchette.

la manchette consiste à faire rebondir la balle sur nos deux bras joins tendu à mi corps. Le pourquoi du comment qui justifie cette technique ? je ne l’ai jamais compris ? Pourquoi pas les bras tendus sur les cotés et tourner comme une toupie en sifflant ? Pourquoi pas les mains derrière la tête et utiliser son ventre remplis d’eau sucrée ? pourquoi ne pas renvoyer la balle à l’aide d’une brouette ou d’un varan de commodo ? Hein ? Pourquoi pas ? Moi je vois pas ce qui empêche, tant qu’on y est. Bref, peu importe.

Je me souviens de cette magnifique manchette qui s’était soldée par le néant absolu ( ce qui d’ailleurs me donna tout de suite quelques pistes de réflexion, quant à une théorie concernant la formation des trous noirs) , la balle s’était contentée de poursuivre sa route à travers moi, comme si mes bras n’existait pas. Le prof, comme d’habitude cherchait à éviter de me regarder en me parlant, histoire de m’épargner de trouver tout son mépris dans son regard (et pour ça je l’en remercie), me lançât, sans tourner la tête vers moi, de son oreille droite  “Nowé, il faut manger plus d’américain…”  Voilà voilà, comme si les feuilletons et films vitrines de la vie américaine ne suffisait pas, je n’avais pas assez d’américain en moi, il me fallait de l’américain partout, ils sont fort ces américains.

Bon alors, le “service”, Quand moi je tentais un “service”, la balle avait de toute évidence de petits projets mesquins en total contradiction avec les miens et lorsque je frappais la balle et ce bien entendu, toujours d’un son flasque et comique, elle partait toujours dans une aberration géométrique non euclidienne et elle finissait généralement sa course en des lieux incongrus, mais toujours et sur ce point, j’étais d’une précision folle, là où la mort de ma propre équipe régnait.

La passe.

Alors d’une manière général, je priais sans cesse que la balle ne porte jamais son regard sur moi, je me faisais le plus discret possible et avait une tendance naturelle à m’échouer sur les bords du terrain comme pousser par un obscur courant marin et souvent, un membre de mon équipe devait me rappeler à ma zone : “mais qu’est ce que tu fais ?”, “où tu vas ?”.

Mais malgré toutes mes techniques de fuites et mes prières, il me fallait bien de temps en temps affronter le destin et assumer une passe et une passe était une chose tout à fait stupéfiante, il fallait repousser la balle des deux mains écartées sans attraper la balle, mais en ayant l’air de l’attraper tout de même et c’était beaucoup trop d’informations contradictoires pour mon corps sans vie et lorsque la balle arrivait sur moi, toujours l’air extrêmement menaçante et moi toujours l’air extrêmement inoffensif, je me jetais vers Dieu, les bras tendus plein d’espoir et je priais que la balle rebondisse sur mon corps au bon endroit et reparte d’un angle favorable, et ce, le plus loin possible de moi, de préférence, à jamais.

Le smash

Le smash consiste à sauter suffisamment haut pour que votre main dépasse la hauteur du filet afin d’envoyer la balle dans une trajectoire qui oblique vers la surface du sol de l’équipe adverse.

Malgré ma taille, je parvenais à peine à dépasser la hauteur du filet, les muscles de mes jambes ne m’offraient qu’une amplitude de saut de quelques centimètres. Essayez de visualiser une statue sauter incapable de plier les jambes et vous aurez un aperçu de mon agilité.

Le smash est demeuré pour moi, une chose totalement inatteignable, je n’essayais même pas.

Ma carrière de volley-ball était elle aussi inenvisageable.

 

Natation.

Peu importe pour quel maillot j’optais, mon corps était un blasphème, soit,je mettais le petit slip qui se mouille, se moule et révèle le spectacle de toutes les grossièretés situées entre mes jambes et je vous épargne les anecdotes de ma principal grossièreté qui avait la fâcheuse tendance à la proéminence aléatoire et soudaine et qui me mettait dans toutes sortes d’embarras.

Donc soit, je mettais le short parachute qui dissimulait tout ça, mais me donnait l’air d’un squelette en tutu soit j’avais l’air d’une vicieuse petite gargouille en string libidineuse. j’optais donc pour le tutu, qui était de loin, le costume le plus respectable à l’aune de ma vie avide de dignité.

Dès que j’entrais dans cette vaste arène, qu’on nomme piscine, j’étais désorienté par toute cette agitation de mes sens, l’odeur acre du chlore, les reflets de lumières ondoyantes sur toutes les surfaces réfléchissantes et l’écho assourdissant de cris et phrases inaudibles, j’avais un seul objectif en tête : L’eau, vite !

La brasse.

La brasse imite la grenouille et comme j’avais un corps fort proche de celle ci, c’était la seul nage que j’arrivais à accomplir à peu près correctement sans trop mourir.

Le crawl.

Le crawl consiste à mouliner les bras alternativement de l’arrière vers l’avant tandis que la tête plonge sous l’eau par intermittence tout en battant des pieds, impossible pour moi de synchroniser tout ça, lorsque je cherchais à prendre de l’air, ma tête était toujours sous l’eau et j’échappais à chaque fois à une demi noyade, pour moi, cette nage n’était qu’une longue et lente agonie, j’avais l’air d’un vieux phoque la queue prise dans une hélice de sous marin.

Le dos crawlé.

C’est à peu près la même manœuvre que le crawl, mais sur le dos, donc pire et j’ai toujours trouvé cette nage une fois maitrisée, extrêmement prétentieuse et vous pouvez fouiller dans votre tête, vous allez vous apercevoir que généralement, seul les femmes un peu hautaines, se permettaient ces petites fantaisies.

L’utilité de nager sur le dos dans la vie ? Ho attention le bateau coule, ha mais heureusement que vous savez nager sur le dos hein.  Quel manque de panache ce serait de nager normalement, autant sauver sa vie avec élégance et laissez les gueux nager comme de vils batraciens n’est-ce pas madame la duchesse ?

Bon, alors, pour ce fameux dos crawlé, non seulement, je m’enfonçais toujours sous l’eau à chaque tour de bras, histoire de gober un bonne gorgée tiède de miasme humain à la javel, mais en plus j’avais une hantise : “Le bord”.

Peu importe où j’étais, j’avais toujours peur que ma tête heurte le bord de la piscine. ça ne m’est jamais arrivé, mais j’ignore pourquoi, j’envisageais cette perspective de collision comme une mort atroce. Au premier tour de bras, j’anticipais déjà le choc, mon regard paniqué passait des tuiles du faux plafond que je comptais paniqué à l’idée de rater une tuile (vingt quatre tuiles et trois lampes néons avant le bord exactement) à essayer de regarder derrière moi en vain, je n’arrivais pas à tordre ma nuque suffisamment, ce qui vu de l’extérieur me donnait probablement l’air d’un serpent marin en pleine crise d’épilepsie, mais vu de l’intérieur c’était pire, la camera partait dans tous les sens dans un tourbillon de plans écœurant, passant de tuile de plafond aux néons, plongeant dans l’eau bouillonnante et tournoyantes d’horizons flous, c’était colorés, c’était striés de personnages qui marchaient sur des murs qui tanguent et tout ça environné de sons et de cris, de voix d’outre monde qui passaient récursivement d’un brouillard étouffé sous l’eau à des éclats d’ouvertures aiguës dans un espace plein de réverbération qu’on devinait de métal, de béton et de verre.

bref, le dos crawlé, c’était bof…

la nage papillon.

J’ai tenté la chose : Une fois…la piscine était heureusement presque déserte, j’avais tout planifié, proche de la fermeture, peu de témoin.

j’en ai donc profité pour tenter la manœuvre, alors voilà, on va visualiser la scène d’un peu plus loin, traveling arrière, parce qu’il y a des choses, qu’il ne vaut mieux pas voir de trop prés et puis je ne voudrais pas vous éclabousser.

On voit donc là bas, l’andouille que j’étais, dans la petite profondeur, avec son bonnet de travers, qui soudain se redresse avec le niveau de l’eau à hauteur de tutu et comme un criminelle, observe autours de lui et dans un étrange élan, il écarte les bras et saute vers l’avant et horizontalement comme une sorte de crucifix qui se décrocherait d’un mur et basculerait soudainement vers l’avant, ce qui a pour prodigieux résultat de provoquer un colossale son de gifle avec écho s’il vous plait ! L’andouille disparait sous l’eau (un mètre de profondeur…), puis, ses deux bras remontent en désordre à la surface, cherchant à s’accrocher à quelque chose, ensuite, l’andouille jaillit subitement de l’eau, baisse la tête encore toute sonore, récupère discrètement son bonnet qui flotte mollement devant lui, rejoint prestement le bord, le cou rigidifié et la tête toujours baissée sans jamais regardé autours de lui, jaillit hors de la piscine et glisse comme une ombre dans les vestiaires, pour ne plus jamais, jamais, jamais réapparaitre…

voilà, pour l’immense épopée légendaire de l’apprentissage de ma nage papillon.

Ma carrière en natation était à considérer avec réserve.

Le tennis.

Je n’ai pas grand chose à dire sur le tennis, c’est un sport que j’ai fort peu pratiqué, dans ma classe social on ne joue pas au tennis.

Alors, le tennis, il fallait courir, beaucoup courir, et je courais à peu près aussi vite qu’un pingouin cardiaque les poches pleine de harengs, oui, j’avais de grandes jambes, certes, mais aucun moyen de propulsion, pas de cul, aucune viande nul part, je suis même pas certain que j’avais du sang, ni sur les cuisses, ni sur les mollets, ni même autours des orteils, rien, des os,  je courais sur des fourchettes.

Le tennis, je le pratiquais dans le clos ou j’habitais dans mon quartier social. nous avions un bel espace en cul de sac  pour pouvoir jouer et accessoirement pulvériser quelque par terre fleuris ici et là.

Bon, j’ai tout de même des excuses, avec ma vie de pauvre, j’avais une raquette de bucheron tout en bois dense et lourd trouvée sur les poubelles, avec un tamis étroit et éloigné du poignet ce qui rajoutait au poids déjà conséquent par principe de levier, une “snauwaert” mot, qui m’évoquait une sorte de raclement de gorge rauque d’un gros Allemand amateur de métal  et mon ami lui avait la raquette de la fée clochette tout en aluminium, avec un tamis large et proche du poignet, une “donnay”, qui sonnait comme un don du ciel plein de légèreté, et pour ajouter à son avantage, ses parents lui payait carrément le luxe de cours de tennis. Je précise tout ça, pour minimiser la profondeur des ténèbres de votre jugement sur moi, du fait qu’il avait trois ans et vingts cinq têtes  en moins que moi et me fichait des raclées toutes plus monumentales les unes que les autres, en fait,  je pense que pour lui j’étais un punchingball qu’il utilisait pour ne pas perdre la main.

Ce traitement de faveur de la part d’un farfadet, tassa très rapidement mon enthousiasme tout au fond de mon petit cœur en papier et très vite, j’envisageais de jouer contre un mur dans mon coin en attendant la fin des temps, mais même le mur courait plus vite que moi…

Le tennis a eu l’honneur d’être la plus brève de mes humiliations sportives d’adolescents.

Le Ski.

à venir..

 

 

Published
Categorized as cogito

Je n’arrête pas de mourir ces temps ci…

Depuis quelques temps, je meurs souvent dans mes rêves.

Tenez, hier, je décide de m’offrir une sieste crapuleuse, chose rare, mais parfois, nécessaire et mes instincts étant toujours là, je me suis réveillé en sursaut parce que j’étais mort, tout mon corps était comme de la pierre, statufié, j’étais à peine conscient, mon mental était lui aussi comme figé et j’observais mon plafond ( et je me suis d’ailleurs dit, qu’il était temps de trouver une échelle pour nettoyer ce lustre) et chose curieuse, je voyais tout en vert ! Oui, j’avais comme une sorte de filtre vert qui couvrait ma vue, j’ignore le temps que ça a duré, j’ai un problème avec le temps, mais au bout d’un moment ou peut être un instant, j’ai repris mon état normal et je suis allé me faire un petit café.

 

Published
Categorized as cogito

Le voleur de fleur.

Ma mère pouvait avec trois fois rien, arranger notre petite maison minuscule de façon tout à fait digne, il n’y avait aucun signe de misère chez nous, tout était propre, ordonné et bien fleuris. Elle trouvait parfois des trésors dans la rue qui finissaient noblement leurs vies dans notre petit nid..

Et avec le recul et l’augmentation de mon champs de conscience, je réalise qu’on avait là, un vrai petit temple, à savoir, un lieu paisible, ordonné, propre et qui révèle qu’un travail est voué à la beauté et l’harmonie au lieu d’être purement pratique et usuel, les fleurs en sont un parfait exemple.

Fleurir votre logis n’a rien a voir avec ce monde..ça demande du travail et de l’attention et la rétribution de cela, n’est pas dans ce monde, mais dans votre monde intérieur, fleurir votre logis, c’est en réalité fleurir votre monde intérieur, apporter de la lumière en vous.

Un temple, comprenez le est un lieu dédié à votre monde intérieur, ce que vous y trouvez n’a aucune utilité dans le monde extérieur, tout cela agit dans votre monde intérieur.

Aujourd’hui, tout mâle grossier et balourd que je suis, ma petite caverne est fleurie tout les printemps. Et en ce moment même, mes vases et autres théières, sont tous fleuris de toutes sortes de poésies que je chaparde au fond de la vie.

Entendons nous bien, je ne vole aucunes fleurs chez le particulier, voler la lumière des autres, quel crime terrible.

Non, je prélève quelques branches d’arbres du commun aux belles fleurs de printemps et je peux aussi prélever quelques impôts sur des arbustes comme cet hortensia dans un parc ou tout une partie est dans l’ombre et hors de vue des passants, de toute façon majoritairement aveugle à la beauté.

Pour vous peut être, qui m’observez derrière le voile de la maya, vous me voyez voler des fleurs.

Mais, depuis mon enfance, je suis toujours au travail au service du monde et je m’estime parfaitement légitime de prélever mon impôt sur le monde de la sorte comprenez que : Je prélève mon impôt et que je me paie de lumière.

Published
Categorized as cogito

Les soleils qui rêvent…

Léonard ne veut pas grandir, il pleurniche, résiste et papa Dragon dit : “Courage fiston, il faut grandir.”

Léonard : “Non, je veux pas grandir” !

Papa Dragon : “Tu dois grandir, sinon tu ne pourras jamais me rejoindre et nous retrouver, moi je suis l’univers, je grandis, il faut me suivre…”

Léonard : “Je veux pas aller dans l’univers !”

Papa Dragon : “Mais mon amour, tu y es déjà, mais tu ne le sais pas encore, tu es encore une étoile endormie et qui rêve…”

Published
Categorized as cogito

Etude George Inness

Deux petites études de George Inness, Maitre du Tonalisme.

Acrylique sur toile, avec cadre.

Cadre que je repeins d’une terre d’ombre brulée et que je patine ensuite grossièrement au papier de verre.

Published
Categorized as Peinture

On abandonne nos amis ?

Après midi grise, papa Dragon et léonard sur ses épaules passe à coté du vieil ami de papa, qui est bien malade et bien seul.

Papa Dragon demande : “Tu veux aller dire bonjour à Dominique ?”.

Léonard : “Non ! Je veux aller chez papa jouer au piano !”.

Papa Dragon “Tu veux qu’on le laisse tout seul chez lui, qu’on l’abandonne ?”.

Léonard : “Oui ! je veux aller chez papa…”

Papa Dragon sourit et dit : “Très bien, on va chez papa, c’est toi qui décide.”.

Papa Dragon a fugacement ralenti le pas et laisse le silence travailler, un nuage paresseux passe et sourit, une corneille tend l’oreille et écoute l’instant fragile avec papa dragon, une petite fille vêtue de rêve nous dépasse avec sa trottinette et file vers on ne sait où, probablement par là bas.

Le silence se brise, Léonard dit : “Je veux aller chez Dominique !”.

Papa Dragon : “Tu veux aller chez Dominique ?”.

Léonard : “Oui ! Je veux allez chez Dominique !”.

Papa Dragon : “Mais quelle bonne idée tu as là ! Mais oui, allons-y !”

Sale Clochard Puant !

J’étais avec le groupe de philosophe qui travaillait a aider les miséreux, je les suivais sur la grand place, très fier d’être à l’ombre de si grands hommes et mon attention se porta sur une chose abominable recroquevillée piteusement sur les pavés, un misérable petit tas d’abandon à genoux devant une casquette éventrée qui vomissait quelques pièces, cette espèce d’homoncule avait une figure hideuse, carmine, scarifiée, qui révélait l’état lamentable de son royaume intérieur et la chose osa le pire, elle leva les yeux vers moi et quémanda un “pitié !” et ma voix terrible raisonna alors dans toutes les pierres de la ville et fit s’envoler une nuée de quelques démons mineurs dissimulés ici et là.

Je lui grondais  : “Pitié !? tu crois que tu vas m’avoir ? Le seul endroit sur cette place où on ne trouve aucune pitié, c’est en toi petit diable. Je n’ai jamais vu un être aussi impitoyable  ! Ne viens pas supplier aux autres, ce que tu t’es toujours refusé à toi même ! ”

Mes yeux devinrent plus noir : “Regarde l’état dans lequel tu es ?  Qui t’a abandonné ? Comment as-tu pu t’infliger ça et l’âme toujours ennemie d’ajouter  : “Sale clochard puant ! Bon à rien ! Coupable ! Coupable !”.

“L’âme est d’abord ennemie avant de devenir amie”

je lui dit “Lève toi”, il s’exécuta, comme un gavroche tout tremblant de froid d’avoir été dévoilé et je lui flanquais alors un bon coup de pied au derrière qui le fit s’envoler et disparaitre au dessus de la foule endormie.

C’est le monde à l’envers…

Hier soir, un médecin anesthésiste fort connu, un de ces hommes dont je suis très fier me contacte et dans nos conversations me demande “Mais vous êtes qui au juste ?”

Et je lui réponds : “Ha bon ?  Voilà un homme qui ignore qui il est et qui a le culot de me demander à moi qui je suis ? Mais de quoi je me mêle ? commencez par trouver qui vous êtes avant de demander qui est l’autre.”

“Non mais vraiment… C’est le monde à l’envers…”

 

 

Citation de Papa Dragon

Papa Dragon dit : “Fils ! Dans ce monde, beaucoup chercheront à te faire peur pour diriger ta vie, alors,  il me faut faire en sorte que ma colère soit ce que tu crains le plus au monde.”