Moi adolescent : le basket-ball

Alors, de tous les sports, celui où je m’en sortais le mieux, c’était bien le basket-ball, j’étais le meilleur !

Oui bon, j’y jouais toujours seul, c’est vrai. Du coup, c’est un peu plus facile d’être le meilleur.

D’accord, dire que je m’en sortais, c’est vraiment pour me donner un peu d’espoir, parce que lors d’un match terrible contre moi-même, je suis tout de même parvenu à me casser le petit doigt de la main gauche.

J’ignore si ce genre d’événement est normal et avec le recul, j’essaie de reproduire le souvenir en simplifiant l’expérience, histoire de vérifier si les lois de l’absurdité n’ont pas été transgressées encore une fois.

Simplifions : c’est exactement comme si on m’avait mis dans une pièce vide avec une sphère rigide dans les mains, que l’on avait fermé la porte un instant et lorsqu’on ouvrait la porte à nouveau, on me retrouvait dans un coin en train de pleurnicher, le doigt cassé, et la sphère dans l’autre coin qui avait l’air elle-même de ne rien comprendre à ce qui venait de se produire.

Oui bon, vous avez raison, fermons définitivement la porte sur cette scène et oublions le basket-ball.