Ouvrir sa conscience au monde.

Au parc, j’observais un enfant de l’âge de mon bouchon jouer avec son père à la balle. L’enfant était focalisé sur la balle et son activité principale, c’était de suivre du regard cette balle et d’essayer de l’attraper, certes il riait, mais il ne s’agissait pas moins d’une fermeture de conscience sur le monde et non d’une ouverture, à quoi bon venir dans un parc fleuri bouillonnant de mystère, si c’est pour se contenter de jouer à la balle ?

Mon fils lui, je le laisse et je l’observe et très vite, il est sur les mouches, il observe les fourmis, il parle au vent, me montre les nuages, ramassent les bâtons, m’imite un moment, puis il s’assoit là où il le sent et rêve un peu, je viens près de lui, je l’aime de mes yeux pour ajouter un soleil en plus dans son petit ciel tout frais, puis je le stimule parfois en portant mon attention sur une fleur que j’hume, j’ouvre son esprit aux senteurs du monde, je me joue de sa propension à m’imiter, je n’ai rien à lui demander, je vais vers l’eau et m’intéresse aux poissons et voilà que son reflet mignon apparait et vient trembler à coté du mien. j’essaie de lui faire voir tout ce que je vois et je sens, je vis dans mille univers, je suis mille univers, avec moi, son esprit s’ouvre, sa conscience se déploie vers le monde extérieur et plus loin encore, vers le monde intérieur qui est en réalité, le seul véritable monde.