Il Faut dénoncer ! Dénoncer ! Dénoncer L’autre !

 

Depuis que je ne dénonce plus l’autre et que je me dénonce à moi-même, ma vie à complètement changé…

Introduction

S’il y a bien un sport mondial qui prend de plus en plus d’ampleur à notre époque, c’est “la dénonciation de l’autre”.

Peu importe le média auquel vous accédez, vous trouverez toujours une cacophonie de dénonciations, des oiseaux qui se chamaillent à longueur de temps et même les plus intelligents tombent dans ce piège infantilisant.

Tantôt les végans dénoncent les carnivores !

Tantôt les pauvres dénoncent les riches !

Les femmes dénoncent les hommes et les hommes dénoncent les femmes.

Et même les hommes qui se prétendent forts dénoncent les “médiocres”.

Bon…il faut reconnaitre que moi qui suis en train de dénoncer les dénonciateurs, je n’élève pas le niveau.

Donc, on va passer à plus intelligent et se mettre au service de l’élévation en… me dénonçant moi-même.

L’anecdote

J’ai une anecdote qui reflète parfaitement notre époque et qui m’a permis une belle remise en cause et c’est un marginal aux airs patibulaires qui titubait dans la rue qui m’a offert cette belle leçon sur moi même.

J’étais avec deux amis en train de boire un café sur une terrasse et une plantureuse berline se gara à une vingtaine de mètres de nous les roues sur le trottoir et une starlette avec ses larges lunettes de soleil et son cou noyé dans une petite veste de fourrure blanche en surgit et elle se dressa lentement en terminant sa canette de soda, le coude et le menton bien vers le ciel et dans un geste encore plus ample et lent, elle posa la canette par terre à ses pieds juste devant elle, comme ça…Elle réajusta son petit sac brillant sur son épaule et comme une princesse, s’en allât en marchant négligemment sur le monde. Même dans un film, je n’aurais jamais pu croire à la vraisemblance d’un tel personnage et nous étions tous les trois les yeux ronds, immobiles, là, à observer la reine disparaitre, en état de choc.

Puis on se mit à s’agiter, scandalisés, outrés, des noms d’oiseaux fusèrent, pendant que la canette demeurait là, impassible, à écouter nos jappements. Soudain, un de mes comparses eu une sorte d’idée géniale et il allât prendre la canette pour la poser sur le capot de la berline et revint s’assoir d’un air vainqueur, pour contempler son “oeuvre”  et je restais dubitatif quant à l’intelligence de cette action. Je demeurais là un moment, à observer la canette devenue encore plus insupportable à ma vue, j’étais en colère ! Puis, une espèce de rat des villes en survêtement de sport sale surgit en titubant, apparemment saoul et spontanément, il prit la canette, fit deux pas et la jeta dans la poubelle juste là et disparu dans l’horizon de ma honte…il y avait cette poubelle qui était à trois mètres de la scène depuis le début, c’était si évident.

J’étais bouche bée, les yeux écarquillés, quelle leçon, je trouvais ce geste si simple d’une telle puissance et je réalisais tout l’enfantillage qu’il y avait à rester confortablement passif dans ma position de dénonciateur.

Un réferent.

Et un jour, je trouvais trois jeunes assis sur un banc et l’un d’eux jeta sa bouteille en plastique devant lui par terre et elle se mit à rouler poussée par le vent, je fis un petit détour pour la ramasser sans jamais les regarder et je la jetais un peu plus loin dans la poubelle et poursuivais ma route…et ça je l’ai appris d’un maitre en survêtement de sport sale qui a croisé ma vie, j’avais adopté un nouveau comportement…

La question de l’action juste.

Je me dis que le monde propose au plus proche ? Veux-tu prendre la responsabilité de cela ? Certains refusent et le monde de demander alors au suivant qui passe par là, et toi ?

Se poser en référent et agir comme vous voudriez que les autres agissent et le faire en silence, sans même un regard réprobateur est l’arme la plus puissante pour rétablir l’harmonie.

Si d’aventure, vous voyez quelque chose qui vous dérange dans votre quartier et que vous pourriez arranger vous même, prenez le temps de parfois le faire et par ce tout petit geste :  Vous ouvrirez une porte vers “nous”.

Le plus grand des voyages commence par un tout petit pas.

Fraternellement,

Réginald,